Mort vivant

 

Mon Avis 3,5/5 

Bouleversant !

 

        Mark Twain disait "Si la vérité est toujours plus surprenante que la fiction, parce que la fiction doit coller à ce qui est possible, alors que la vérité, elle, n'y est pas obligée".   Midhat René Bourequat, nous le confirme dans ce récit poignant ou l'auteur relate l'inqualifiable cauchemar, qu'il a vécu avec sa famille pendant 18 ans dans les geôles d'Hassan II. 

   Un ouvrage bouleversant, ou l'inconcevable dépasse l'entendement. Comment comprendre que l'homme puisse t'il se laisser déchoir aussi loin dans l'infamie et la cruauté ?
      On ne peut que recommander sa lecture. A lire aussi: "Les Jardins du roi" de Fatéma Oufkir, "Les Invités" de  Raouf Oufkir et "Tazmamart Cellule 10" d'Ahmed Marzouki.  

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Orly, le 3 janvier 1992, 20 heures. Les téléspectateurs découvrent sur leurs écrans trois êtres hagards, brisés, dont les vêtements neufs et trop amples masquent mal les corps torturés. De leurs regards hallucinés, ils semblent retrouver le monde. De leur voix cassée, ils tentent de répondre aux questions rituelles des journalistes. C'est qu'ils remontent des enfers, de dix-huit années et demie passées au Maroc dans des geôles secrètes et l'épouvantable bagne de Tazmamart, où ils ont connu le désespoir, la déchéance physique et l'horreur la plus absolue, sans jamais apprendre officiellement le motif réel de leur emprisonnement. Pour des raisons aisées à comprendre, ces pages n'ont pu paraître du vivant du roi Hassan II du Maroc. Sa récente disparition et l'accession au pouvoir de son fils Mohammed VI, en rien comptable du passé mais au contraire porteur d'espoir, rendent aujourd'hui possible leur publication. Puisse ce témoignage inouï, qui magnifie avant tout le courage et l'indestructible volonté de survie face à l'innommable, prouver de manière éclatante qu'en tous lieux, en tous temps, l'esprit peut vaincre la matière !

 

 

 

 

 

 

 

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