Avec le time laps, les photographes talentueux disposent désormais d'une nouvelle technique pour accélérer les phénomènes naturels assez lents. Le procédé s'adapte particulièrement aux mouvements de la voûte céleste.

 

Quand avez vous regardé le ciel pour la dernière fois ?

 

Savourez le spectacle incommensurable que nous offre la nature chaque jour. N'oubliez surtout pas la beauté !  Et si la nature vient à manquer, il suffit de lever les yeux.

Ouvrez votre coeur, laissez vous envahir par la beauté.

Nourrissez ce sentiment, laissez-le vous submerger dans la contemplation par miracle de la pleine concience.

 

     "Selon certains théoriciens, le besoin de se ressourcer dans la nature serait inscrit au plus profond de nous et nous permettrait de renouer inconsciemment avec des images de notre univers primitif.. Un des moyens les plus efficaces pour se reconnecter instantanément à notre essence profonde et universelle, à la joie de l’émerveillement, à la paix du coeur et de l’esprit, à la Vie, tout simplement. La psychanalyste Marie Romanens, auteure avec le psychologue Patrick Guérin de Pour une écologie intérieure (éd. Payot, 2010), insiste sur ce désir de nature qui nous reconnecte avec la part de "sauvage" qui est en nous. "Il nous renvoie aux parties les plus pulsionnelles et indomptées de notre personnalité, explique-t-elle. C'est l'élan vital qui échappe à notre contrôle... Une sorte d'énergie à l'état pur, sur laquelle il nous faut nous appuyer sans nous laisser déborder."

 

L'écrivain Didier Decoin contemple son divin jardin quand il prend la plume : "Quand l'inspiration me manque, je m'approche de la fenêtre de mon bureau, sous les toits, et je contemple le jardin en contrebas, en ne pensant à rien, en n'étant que regard, regard aimant dans le sens amoureux comme dans le sens magnétique, et j'attends", écrit-il dans Je vois des jardins partout (éd. JC Lattès, 229 p., 16,90 €).

 


*Un monde dont j'ai l'usufruit, par Cécile

"Regarder un insecte : fourmilion forgeant son cratère, araignée recréant sa toile après un accroc, première abeille venant sur l'appui de fenêtre... regarder pousser au bas des murs en ville des petites plantes crevant le goudron, ou nichant dans les murailles.. chercher à les identifier, les reconnaître, s'émerveiller d'un muflier perçant et fleurissant au bas d'un mur. Voir pousser le blé sur l'appui de fenêtre... Presque aucun stress ne résiste à cette observation, pour moi. Il y a là une grande attention, un vrai plaisir. Le meilleur est peut-être l'été, où quittant la grande ville pour aller marcher, randonner, avec des amis, il arrive que je dorme à même le sol, sous la voûte étoilée, et que je me sens tant chez moi au contact de cette terre. Il arrive aussi cette joie près de la mer, à marée basse, quand le monde est rendu neuf comme au premier jour. Alors, quels que soient mes soucis, j'en suis lavée. Comme invitée dans ce monde qui est beau et bon, et dont j'ai l'usufruit. Et devant la pollution, parfois je prends un sac poubelle et cueille les déchets, puisque tout de même, cette nature, c'est aussi chez moi... ou plutôt, je suis chez elle, et elle me reçoit".

 

 

 

 

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